EGLISE ET PAROISSE

 

La vie est organisée autour de la paroisse : l'assistance aux offices est très importante : à la sortie de l'église sous le porche ou bien au banc de l'oeuvre, on discute des affaires de la commune dans les assemblées. L'église est construite depuis le XIIéme siècle, la grande nef étant la partie la plus ancienne, datant peut être de la fin du XIème siècle. Mais il est certain que comme l'indique le diplôme de Lothaire daté de 956, il existait déjà à cette époque un édifice consacré au culte. La structure actuelle laisse supposer qu'elle fut plusieurs fois agrandie et remaniée au cours des siècles mais de cela nous n'avons aucune trace écrite. Le choeur, les bas côtés et le clocher sont sensiblement fin du XIIéme siècle. Seul le clocher a été classé par les monuments historiques, le reste ne présente pas, au point de vue architectural, de particularités très intéressantes.

 

Il est dommage que le porche ait été détruit à la fin du XIXème siècle, avec lui a disparu un important témoin de la vie de nos ancêtres. L'appentis était limité de chaque côté par des pans de murs, l'avant étant supporté par des poteaux de bois. Il est certain que la façade principale percée d'une grande baie en plein centre a ainsi perdu une partie de son cachet. Sous le porche se faisaient les annonces et proclamations officielles à son de trompe et cri public, on y apposait des affiches concernant la vie de la paroisse. C'était un peu la maison commune, les hommes y discutaient affaires, les femmes s'y racontaient des histoires. Sous l'ancien régime il n'y avait pas de mairie.

 

A l'est de l'église, il existait un cloître, propriété du chapitre. Il se composait d'un mur d'enceinte, de quatre arcades (il en reste deux) et d'une petite cour intérieure. La chapelle St Mathurin (la sacristie actuelle) fut affectée au culte jusqu'à la Révolution. Elle permettait à un chanoine de célébrer sans être obligé d'entrer dans l'église. Elle fut vendue comme bien national et devint une maison d'habitation. Monsieur Peteau Lasneau l'acheta en 1823; à nouveau vendue, elle fut rachetée en 1854 par Monsieur Edouard Peteau dont les héritiers la cédèrent à la commune; elle ait réunie à l'église de Mardié en 1880. Une belle arcade en pierre de taille ornée de moulure du XVéme siècle en témoigne encore. La partie annexe de la maison d'habitation fut démolie pour agrandir la place.

 

Les registres paroissiaux nous ont livré la succession des cloches de notre église :

10 décembre 1579 - A été baptisée, Marie, troisième cloche de l'église du susdit Mardié; parrain : messire Campigny, marraines : Marie Hanappier et Isabelle Jacquet, épouse du lieutenant de justice du dit Mardié.

 

14 mai 1581- Jour de Pentecôte a été baptisée une cloche nommée Martin par Martin et Guillaume Picault; marraine : Martine fille de Jacques Picault, greffier, qui a signé pour elle.

 

26 juin 1594 - Bénédiction et baptême de deux cloches, l'une nommée Martin a pour parrain Tardiveau, l'autre est nommée Marie par Claude de Boissy capitaine, marraine Catherine Curé.

 

3 juillet 1603 - En la vigile de St Martin fût bénite en l'église de Mardié une cloche prénommée Firmin représentant le premier patron de l'église du dit Mardié en présence de Honorable personne Adam Campigny, sieur de l'Hermitage, avocat à la cour du Parlement et de Maître Guillaume Fieffé procureur au Châtelet d'Orléans.

 

24 février 1642 - Bénédiction d'une cloche de l'église du dit Mardié, elle a été nommée Martin; parrain messire Charles Brugère, sieur de Sainte Marie, marraine : Marie femme de Charles Vincent, provincial du duché d’Orléans.

 

 

 

Eglise de Mardié

 

 

2 février 1682 - Ce dimanche a été bénite la petite cloche de St. Martin de Mardié par nous Prévost soussigné et Monsieur Sergent chanoine de Sainte Croix à Orléans, laquelle fut nommée Thomas Françoise par Monsieur Deshaults et Madame Anne Sirou comme représentants les personnes de Monseigneur de Miromesnil intendant de Champagne et Président au Grand Conseil, seigneur de Latingy et autres, et de Madame Françoise Courtin son épouse, lesquels ont signé dessus.

 

21 février 1717- Baptême de la grosse cloche nommée Thomas Armande Jeanne Blanche par J.B. Geufronneau écuyer, seigneur de Sevry et de la Herpinière et Madame Elisabeth Marie de Foyal son épouse représentants Messire Thomas Hue de Miromesnil capitaine au régiment de Luines et demoiselle Armande Jeanne Blanche Hue de Miromesnil seigneur et dame par indivis de la terre de Latingy. Ont assisté Monsieur Jacques Deshaults seigneur de la Peirière, Madame Marie Payen son épouse. Madame Anne Françoise Besnier épouse du sieur J.B. le Bouvillois, trésorier de France au bureau d'Alençon et autres.

 

On voit par cette énumération que la paroisse était toujours bien pourvue et que le prénom Martin était souvent utilisé. Témoin l'anecdote suivante : une année, le battant de la cloche de St. Georges de Bon vint à casser; c'était le 23 avril 1769, jour de fête patronale; on s'en fût chercher le battant de la cloche de Mardié et les habitants des deux paroisses disaient-: "t'entends la langue à Martin dans la gueule à Georges". Cette grosse cloche pesait environ 2800 kg à en croire la tradition.

 

Une autre cloche de taille moyenne eut une histoire très agitée : fondue dès mai 1757, elle dut attendre le 5 mai 1763 pour être baptisée. C'est, dit l'acte, la seconde cloche de la paroisse nommée Adélaïde Julie. Elle a pour parrain Messire Nicolas Hue, chevalier de Miromesmil seigneur de Latingy, représenté par Jean Leclerc syndic de Mardié et pour marraine Adélaïde  Julie de Châteauvieux veuve de Messire Pierre Jules le Duc seigneur de la Touche, Alloue et Donnery représentés par Marie Juranville épouse Larousse. La prétention du seigneur de Latingy de faire inscrire sur la cloche son titre féodal de seigneur en partie de Mardié fut à l'origine de la querelle, le Chapitre se disant seul et unique seigneur de Mardié. Il y eut un procès, des arbitres furent nommés; le Chapitre obtint gain de cause. Le châtelain débouté n'assista pas au baptême qui se fit dans une stricte intimité paroissiale.

 

La voix populaire baptisa cette cloche Firmin, ce qui fit dire aux habitants lorsqu'arrivaient ceux des Breteaux à l'heure de la grand-messe : "Sonne Martin, débride Firmin, lâche aller Marie, via les Berteyers qui accorent" ceci à l'intention du bedeau bien entendu. Mais qui était donc Marie, la troisième cloche, la petite dont on parle ici : une tradition rapporte qu'elle fut fondue en 1745 vu que d'après un rapport des gagiers, la troisième cloche était cassée : "il était nécessaire de la refondre, il serait même à propos de l'augmenter d'environ 200 à 250 de méteil (blé et orge) pour la mettre d'accord avec la deuxième; le Prévost de la Gervaise y consent, pourvu que la place où elle doit être posée permette son augmentation"; mais de ceci, nous n’avons pas trouvé trace dans les registres paroissiaux.

 

Rappelons qu'à cette époque, les cloches étaient fondues sur place, à la belle saison.

 

Quel fut le sort des cloches à la Révolution? un décret de la Convention du 23 juillet 1793 prescrivit l'enlèvement des cloches par les municipalités et leur remise aux autorités des districts pour être fondues. Le bronze semblait plus utile pour faire des canons. Il ne fallait laisser qu'une cloche par paroisse. Donc Marie fut fondue; mais quelqu'un prétend qu'on l'aurait retrouvée chez Geffrier de Neuvy à la Perrière (?...). Firmin serait allé à St. Paterne ou à St Marc, mais ceci ne peut être prouvé. Quant à la grosse, celle qui restait, elle fut cassée en 1872 et refondue en 1873, nommée Rémy Thérèse par monsieur Boucher de Molandon et la Vicomtesse de Beaucorps, elle vient de la fonderie Bollée et pèse 1254 kg. C'est notre cloche actuelle; elle avait été baptisée le 26 août 1738, nommée Anne Thomas par monsieur Hue comte de Miromesnil, seigneur de Latingy et dame Lambert son épouse, mais les habitants suivant une ancienne coutume l'appelèrent encore Martin.

 

Il est maintenant intéressant de savoir comment vivaient les curés près de leur église. Il faut se rappeler que le curé primitif était autrefois le Chapitre de Sainte Croix lequel dès le XIIIème siècle n'octroyait au desservant de la paroisse que de fort modestes ressources : une maigre portion de la dîme qu'il percevait, c'était la portion congrue. A partir du XVIème siècle le pouvoir royal fut obligé d'intervenir pour assurer une rétribution convenable aux vicaires perpétuels. Une ordonnance de 1371 la fixe à 120 livres. A partir du XVIIème siècle dans les cahiers des charges imposées aux adjudicataires des dîmes de grains, est comprise l'obligation d'en donner une partie au curé : en 1646, 7 muids de seigle, en 1708, 40 muids de seigle. Les revenus des biens du curé : prés, vignes, etc. lui appartenaient. Il avait le profit des fondations, des offrandes, des droits casuels (baptêmes, mariages, inhumations). En 1686 on mit la portion congrue à 300 livres. Etant donné la dépréciation de la monnaie, il fallait de temps en temps augmenter les chiffres. C'est ce que réclame le curé Hilaire Sirou en plaidant devant le bailli d'Orléans contre le Chapitre. En 1736 les chanoines firent estimer les biens et revenus de la cure et s'engagèrent à payer au curé Etienne Gaudry 100 livres 13 sous par an en plus des 40 muids de seigle donnés par le fermier des dîmes, pour arriver au traitement de 300 livres.

 

En 1768 un édit porta les portions congrues à 500 livres. Les chanoines se refusèrent à payer et préférèrent abandonner au curé Cerisier le revenu des grosses dîmes et la grange aux dîmes, ce qui était plus avantageux pour eux. Ils gardaient seulement le droit de patronage qui leur permettait d'officier aux fêtes et leur donnait le droit de présentation à la cure.

 

A la dite cure était rattaché un petit patrimoine dont les revenus étaient affectés aux besoins matériels du curé. Il ne faut pas la confondre avec les biens de la Fabrique (Groupement financier de la Paroisse) dont les revenus servaient à l'entretien du culte paroissial. Pour ceux qui ne le sauraient pas, précisons que sous l'ancien régime et jusqu'à la loi du 9 décembre 1905, les Fabriques étaient constituées par l'ensemble des biens et revenus d'une église. Par extension, le terme désignait également les personnes nommées officiellement pour administrer les biens de la paroisse. On les désignait individuellement sous le nom de gagiers et marguilliers ou encore fabriciens; la paroisse étant alors considérée comme une personne morale ayant ses biens et ses administrateurs.

 

Un acte du 27 août 1768 nous renseigne sur la situation de la Fabrique de Mardié à cette époque. Il s'agit d'une déclaration des biens de la cure et de la Fabrique à son Altesse Sérénissime Monseigneur le duc d'Orléans faite par le curé François Cerisier, Martin Rathoin vigneron et Simon Thibault marchand menuisier, tous deux gagiers et marguilliers en exercice. C'est une description minutieuse des lieux l'église, le presbytère au nord, monsieur Duguayneufau midi. La paroisse possédait deux cimetières : l'un petit au sud-ouest de l'église qui existait depuis fort longtemps, l'autre plus récent sans doute et plus grand à la place de notre cimetière actuel et dont on trouve trace dès 1600 à l'état civil.

 

L'énumération des biens de la cure donne 4 arpents 62 en vigne au Clos de Queue de rat, Groix, Vertonnerie, derrière les Courtils, derrière l'Aumône et Mont Archet plus un arpent 19 de pré. Le tout en grande partie en censive de ces messieurs du Chapitre de Sainte Croix d'Orléans.

 

Les biens de la Fabrique, 25 arpents 76 se répartissent en vignes pour 13 arpents 86, terres de culture pour 6 arpents 49 et prés pour 5 arpents 41. Le tout en plus de 50 menues parcelles dont la plupart sont bien inférieures à 50 perches. L'acte précise la situation des pièces, les tenants et aboutissants, quelquefois l'acte de donation souvent bien ancien, les baux qui en sont faits à des particuliers.

 

C'est ainsi que l'on trouve, par exemple, les donations de Claude Anjorran : 3 quartiers de terre à Bou; de Robert Collin : 18 perches de vigne au clos de la Braudière; toutes deux datant respectivement du 4 novembre 1565 et du 21 mai 1553; puis de Louis Anjorran du 28 novembre 1528 don de 7 quartiers de pré pour fondation; le 3 novembre 1495 don de 3 quartiers et demi au clos de la Pichotière de Hervé Sedelle, d'un quartier de vigne à Mont Archet le 21 avril 1686 par Pierre Maubailly. Mais pour beaucoup de ces fondations, très anciennes la Fabrique n'a plus la donation originale, ni même une reconnaissance comme il en était passée de temps en temps.

 

L'acte étudié nous donne également les censives dont dépendent les diverses pièces de terre, ce qui donne un aperçu des censives de la commune : censive de Sainte Croix : environ 8 arpents; censive de St. Florentin à Monsieur Philipeaux de la Vrillière de Châteauneuf : environ 7 arpents; censive du Cheval Blanc à Monsieur Duguayneuf : environ 5 arpents; la dame de la Touche : 4 arpents; le sieur Boytel : l arpent de même que l'évêque; enfin le Prieuré : 13 perches.

 

Nous avons retrouvé quelques baux de ces parcelles, passés par les gagiers : 10 décembre 1769 Simon Thibault, menuisier, et Martin Rathoin, vigneron, louent pour 27 ans à J.B. Juranville au pavé de Mardié un demi arpent de vigne et terre au clos des Courtils, le prix de la location est de 10 livres 6 sols par an. La même année, un autre demi arpent de vigne à Simon Thubois au clos de Monvergent pour 24 livres de ferme par an; le locataire s'engage à payer les cens et dîme qui sont dus pour chaque pièce. Le 26 décembre 1767 bail d'Antoine Bastard, marchand boucher aubergiste, et Marcel Lecointe, vigneron, qui louent pour 9 ans à Laurent Chaudeau, marchand aubergiste, à la Croix Blanche à Pont aux Moines un arpent de pré en la prairie de Pont aux Moines au lieu des Pichotières pour 32 livres de ferme chaque année; le locataire s'engage à payer les dixième, vingtième supplément, taille d'église, toutes autres impositions nées et à naître.

 

Le 16 décembre 1767 les mêmes louent à Etiennette Passeguay, veuve Fiacre Bonneau pour 18 ans, un demi arpent de vignes en 3 pièces de 7, 8 et 35 perches pour 15 livres, 5 sols. Le 6 décembre 1772, Guillaume Barruet vigneron et Louis Massias tailleur d'habits, gagiers et marguilliers en exercice, louent à Nicolas Rathoin pour 27 ans, 31 perches de vignes en 3 pièces pour 3 livres l sol. Enfin le 26 décembre 1767 les mêmes baillent à titre de ferme pour 9 ans d'un tiercé de pré en la prairie du Cens à Marc Beaupuis, garde chasse.

 

La Fabrique recevait des dons en argent et des rentes pour fondation de messe : testament de Monsieur Olivier, marchand tailleur au bourg de Mardié du 5 décembre 1742 : 200 livres à la Fabrique pour le repos de son âme et celle de sa femme "pour 2 services à neuf leçons et messes hautes par chacun an". Les rentes étaient souvent assorties d'une hypothèque sur une maison : C'est ainsi que l'on trouve : le 5 juin 1743 bail à rente de Pierre Lecointe sur une maison proche de l'église « Fiacre Juranville vigneron et François Berthelot, laboureur, tous deux gagiers et marguilliers en exercice de la Fabrique, lesquels pour le bien de la dite Fabrique et avec la permission de Monsieur le Prévost de la Gervaise, sur la représentation et l'avis des habitants de la dite paroisse de Mardié ont par ces présentes laissé et baillé à titre de rente foncière annuelle et perpétuelle et sans rachat de 4 livres une pièce de vigne de 6 perches et demi derrière la mairie; une maison a été construite sur la pièce de terre, elle restera redevable de la rente ainsi que tous ses autres biens meubles et immeubles présents et à venir"

 

Le 2 mars 1751, Claude Jacquet et sa mère Marie Anne Thibault, Charles Rochet et sa femme Anne Jacquet, Firmin Jobet et Marie Anne Rocher sa femme, Joseph Jacquet et Jeanne Rocher sa femme ont reconnu et confessé que le dit feu Claude Jacquet l'aine a été possesseur et détenteur d'une maison appelée la maison du Poutyl sise au clos de Rongeard, laquelle était redevable envers l'église et Fabrique St. Martin de Mardié de la somme de 8 sols valant 10 sols tournois de rente foncière annuelle et perpétuelle payable le jour de Toussaint créé par bail à toujours le 19 novembre 1490.

 

A la même date Charles Mauger et Marie Collodeau sa femme, Pierre Jobet et autres, ont dit savoir le dit Mauger être seigneur, possesseur et détenteur d'une maison sise au quartier des Basroches, clos Abraham, laquelle et spécialement et généralement tous les dits biens du sieur Mauger et sa femme sont chargés et redevables envers la Fabrique de 5 sols par an. Toujours à la même date, même reconnaissance pour une maison sise au cloître de Mardié rue du Cheval Blanc redevable de 40 sols de rente foncière annuelle à charge de deux grandes messes de Requiem et vigile à 9 leçons à son intention.

 

La rente la plus importante était celle due par Monsieur Duguayneuf : 72 livres 17 sols 8 deniers assise sur 4 pièces de vigne du Clos St. Martin dont il est le propriétaire, la dite rente également instituée à la suite d'un échange avec la Fabrique au XVIIème siècle.

 

Pour en terminer avec l'église citons les personnalités les plus marquantes qui ont sollicité l'honneur d'y être enterrées (selon les registres d'état civil), au total environ 60 personnes.

 

 

1639                            Marc LUCAS, curé de Mardié.

environ 1639                Michelle DULAC, femme de Michel Dehallois, seigneur de Tramillier et de la Motte Melleray.

7 décembre 1684         Claudine GOYER, devant l'autel de la vierge, vivant : demoiselle du Cheval Blanc.

20 octobre 1694          Anne de PAYES, 32 ans, du côté de Vautel de la Sainte Vierge, soeur du curé de Bou.

14 décembre 1707       SIROU, ancien curé de Mardié.

17 janvier 1708            Marie Anne DESHAULTS, de la Perrière, fille de Jacques Deshaults et de Marie Payen.

28 septembre 1710      Jacques SALOMON DUGUAYNEUF, écuyer.

28 décembre 1710       Jean Baptiste DESHAULTS, 18 mois fils de Jacques Deshaults.

II novembre 1713         Robert MAYEUX, sieur Duhamel, receveur du canal.

21 décembre 1716       Marie DESHAULTS, épouse de René Rousselet, contrôleur du canal, fille de Jacques Deshaults, bourgeois du canal, sieur de la Perrière.

12 février 1722             Thomas Claude HUE, fils de Messire Thomas Hue comte de Miromesnil seigneur de Latingy et de madame Anne Lambert, son épouse: 7 jours.

7 février 1725               Charlotte DESHAULTS, fille de Jacques Deshaults.

2 juin 1725                   Marie Thomas François HUE, 6 mois, frère du précédent.

4 août 1731                  Jacques DESHAULTS, procureur fiscal en la justice du canal.

4 juillet 1735                Claude PAJOT, curé, dans la maîtresse nef devant la chaire.

1736                            Maître Louis VALLETTE, sieur Delezeau, procureur de justice et receveur du canal.

13 décembre 1738        Nicolas RICHARD, 60 ans, contrôleur du canal, près le banc du prince.

20 septembre 1730      Honorable homme Paul MARIETTE sieur de la Perrière, vis à vis l'autel de la Sainte Vierge, 71 ans, a fait abjuration dès sa jeunesse de la religion protestante, mort en bon catholique.

3 avril 1743                  Catherine BINECHERE, épouse de Jean Bouvard dans la nef, aubergiste des trois rois, 58 ans.

15 avril 1758                Anne BARTHE veuve Trouillet, mère d'un contrôleur du canal à Pont aux Moines

3 février 1771               Michel DUCROC, vivant receveur du canal.

 

A cela, il faut ajouter des personnes de condition plus modeste laboureur, boulanger, marchand chandelier, etc... Deux dalles sont gravées dans l'allée centrale mais ne portent pas de nom. Au fond du choeur est une dalle dont l'inscription est malheureusement à demi effacée, les noms sont devenus illisibles : Il s'agit de deux personnages inhumés en novembre 1587 et janvier 1620 et dont l’un est dit procureur du roi.

 

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